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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 18:27

Chère camarade, cher camarade,

Jeudi 20 novembre tu es, une nouvelle fois, appelé(e) à départager plusieurs projets. C’est à nouveau à toi, et c’est sans doute la meilleure solution, qu’il revient de dire quel sera le visage, l’identité et la stratégie du Parti Socialiste. Je tiens à te redire en quelques mots le sens de ma candidature.

 

Elle est tournée vers l’avenir et le combat contre la droite. Ma candidature ne cherche à prendre aucune revanche vis à vis de tel ou telle dans le parti. Nous devons préparer l’avenir et cesser de ressasser de vielles rancunes héritées des combats internes au PS depuis 20 ans. J’appelle la génération de dirigeants et d’élus nationaux qui anime notre parti depuis longtemps à cesser de régler ses comptes sur le dos du Parti socialiste et des électeurs de gauche. Le seul « tout sauf » qui m’intéresse, comme c’est le cas d’une immense majorité de militants socialistes, c’est le « tout sauf Sarkozy ». Les français vont vivre une terrible épreuve. La crise sociale s’annonce brutale. Notre devoir est de traverser cette épreuve à leurs côtés en faisant des propositions au niveau national, en coordonnant l’action des collectivités locales que nous dirigeons ; et aussi en s’opposant résolument à toute dérégulation économique et sociale supplémentaire, au démantèlement des services publics, des droits et des libertés, engagés par la droite.

Elle propose de renouveler le Parti. Je veux que notre Parti ressemble davantage à la France. Je veux la mixité des âges et des origines. Notre parti doit bouillonner. Je souhaite qu’il redevienne le lieu de rencontre des idées, des projets, des rêves, des colères aussi de toutes celles et de tous ceux qui croient en l’action collective. Je veux un grand Parti Socialiste. Grand par sa capacité à débattre et à arbitrer ses choix dans la dignité, le respect et la transparence. Grand aussi par le nombre de ses adhérents et par l’influence qui doit être la sienne dans la société. N’oublions pas que si la droite a gagné, c’est aussi parce qu’elle a su influencer les consciences et imposer sa vision de la société et de ses problèmes. Seule une gauche parfaitement décomplexée, seul un parti qui sait mettre entre parenthèses la sélection de son candidat à la présidentielle, peut engager ce travail en profondeur sur la société française.

Mais elle fait aussi de la victoire aux présidentielles un objectif central. Pour cela, la méthode compte. Car plutôt que de sacrer un camp contre un autre, il faut commencer par réunir le Parti pour le reconstruire. Ma candidature propose de jeter des ponts entre les socialistes et la gauche, de jeter des ponts entre le PS et le mouvement social, de jeter des ponts entre nos sections et toute la diversité de la société française. Il existe deux façons d’appréhender le changement. Ce peut être la rupture. Mais la rupture dresse les individus les uns contre les autres. Le changement doit être au contraire la réconciliation des socialistes autour d’une feuille de route et d’un objectif commun : la reconquête des milieux populaires et des classes moyennes.

Je l’ai dit devant notre congrès. De la crise sociale et politique imminente qui s’annonce va naître une attente. Sommes-nous encore capables de transformer celle-ci en espérance. Oui, si le parti socialiste, dans la fidélité à son histoire, est tout près des français, au coeur du combat contre la droite, contre la récession économique et la régression sociale. A ce combat, je te demande l’honneur de me placer en première ligne.

Reçois, chère camarade et cher camarade mes amitiés socialistes.

Benoît Hamon

Par BH / UMA
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 20:37
  • - La motion C est la seule à avoir fait, depuis le dépôt des motions, preuve de constance et de cohérence. Cohérence sur des orientations qui ont été pleinement validées par le cours des événements et dont la pertinence a obligé d’autres motions à reprendre les arguments au fur et à mesure que s’approchait le vote des militants. Constance dans la volonté d’incarner ces choix, dont certains sont devenus largement majoritaires, dans la candidature de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire de notre parti.
  • - Cette candidature est nécessaire parce qu’elle incarne le renouvellement. Renouvellement indispensable pour que le parti soit à l’image de la société de 2008. Renouvellement indispensable aussi parce que nous entrons durablement dans un nouveau cycle politique et que pour l’aborder sereinement nous avons besoin de nouveaux visages, de nouvelles dynamiques.
  • - Cette candidature est aussi nécessaire pour éviter la présidentialisation de notre parti qui aboutit à le transformer en un club de supporters. L’urgence politique, écologique et sociale nécessite que le Parti Socialiste redevienne un parti de militants qui débattent, réfléchissent collectivement pour porter un projet. Un parti soudé autour d’idées et non plus un parti divisé à cause de sa cartellisation autour de personnalités. La campagne que nous avons faite, mais aussi la configuration de sortie du congrès, montre que Benoit Hamon est le meilleur candidat pour arriver à cet objectif de rassemblement.
  • - A la veille de l’ouverture du congrès, Ségolène Royale a décidé de sortir sa candidature du « frigidaire » où elle l’avait mise durant la période du vote des militants. Outre que cela ne dénote pas d’un grand souci de transparence, cette candidature pose un certain nombre de problèmes de fond. D’abord parce qu’elle s’identifie à un projet politique dangereux, notamment sur les questions économiques et sociales. Pour le dire simplement, Ségolène Royale souhaite faire du Parti Socialiste ce que Tony Blair a fait du Labour Party. Non seulement cela est totalement contradictoire aux valeurs qui nous rassemblent, mais, au moment où s’effondre le vieux système ultralibéral cela est aussi parfaitement anachronique. L’ambigüité volontairement entretenue, et confirmée par l’intervention faite à la tribune du congrès, suer la question stratégique de l’alliance avec le MODEM en est la parfaite illustration. De surcroit, Ségolène Royale nous propose un parti totalement caporalisé au service des ses ambitions présidentielles. Enfin, il est évidemment difficile de prétendre qu’elle puisse incarner le renouvellement.
  • - C’est conscient de cette situation que nous sommes entrés dans le congrès en cherchant la constitution d’une nouvelle majorité avec les motions A et D. Cette volonté nous l’avons manifestée à tous les instants et jusqu’à la dernière minute de la commission des résolutions. Jusqu’au bout nous avons cherché à constituer cette majorité autour d’une orientation, d’une équipe et d’un nouveau premier secrétaire. Cet accord n’a malheureusement pas pu être trouvé nous le regrettons. Encore une fois, quant à nous, nous avons toujours été constants dans nos choix. Nous n’avons pas ressorti notre candidature du frigidaire après que les militants aient voté, nous ne l’avons pas non plus décidé, après avoir fait durer le suspens, dix minutes avant la clôture du dépôt de candidatures. La commission des résolutions à clairement montré que Ségolène Royale, non seulement ne possède pas d’une majorité dans le parti, mais qu’il existe aussi une large majorité pour s’opposer au projet qu’elle veut incarner.
  • - Dans cette situation, la candidature de Benoit Hamon est le meilleur choix. D’abord par ce que c’est la seule qui incarne l’indispensable renouvellement. Benoit Hamon premier secrétaire, c’est un message qui est envoyé au pays, le message d’un parti qui se renouvelle et propose des réponses de gauche à la France qui souffre des conséquences de la crise et de l’irresponsabilité des marchés. Ces éléments prouvent la force de cette candidature. Martine Aubry qui a déclaré, lors de la commission des résolutions qu’elle était prête à soutenir Benoit et les responsables de la motion A l’ont clairement indiqué.

Benoit Hamon Premier secrétaire, c’est un message envoyé au pays : celui d’un parti renouvelé et clairement recentré à gauche. C’est aussi un message envoyé aux militants socialistes, celui de la volonté de faire vivre un parti de militants, un parti rassemblé qui refuse sa présidentialisation et sa caporalisation.

Par M J
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 17:14

Mes chers camarades

Je suis donc aujourd’hui candidat devant vous et jeudi devant tous les militants socialistes.

Je mesure la difficulté d’incarner ici concrètement devant vous cette fonction et ce rôle. Vous vous dites sans doute, celui qui est devant nous peut il être notre Premier Secrétaire ? Ce n’est pas facile d’appréhender concrètement la manière dont chacun de ceux qui parlent aujourd’hui devant vous pourrait posséder et incarner cette responsabilité.

 

Le premier réflexe, la première clé consiste à comparer les prétendants avec celui qui occupait la fonction juste avant eux : François Hollande. Tout au long de ses mandats à notre tête, j’ai connu de solides désaccords politiques avec lui mais c’est pourtant vers lui qu’avec d’autres, après la synthèse du Mans, je m’étais tourné pour dire qu’il lui revenait de prendre la tête des socialistes pour mener le combat présidentiel. Il a fait un autre choix. J’ai été son secrétaire national à l’Europe quelques mois. Et nous avons alors démontré que nos désaccords stratégiques sur l’Europe n’empêchaient pas le parti défendre une vision exigeante du projet européen en France comme chez tous nos partenaires. Je ne retiens pas de lui et de son mandat un discours en particulier, un trait de caractère, un moment politique gai ou triste, je retiens sa volonté de servir l’intérêt du parti. Celui qui dépasse nos petites personnes. Celui qui suggère l’effacement, d’accepter parfois de renoncer à la lumière, l’intérêt du parti qui appelle la rigueur, la constance et le travail.

Vous disposez dans nos parcours, dans nos actes, dans nos chemins, d’indices qui dessinent je l’espère non pas un profil de candidat, un style, mais le projet politique que chacun d’entre nous servira.

Je tire, sans doute de mes origines provinciales et modestes, une morale, une morale qui accorde une place particulière à la persévérance, à l’effort et au respect. Je ne suis pas candidat contre une personne, je suis le candidat d’un projet, d’une stratégie et d’une conception de la politique. Je veux la clarté plutôt que l’ambiguïté, le renouvellement plutôt que le statu quo. On a beaucoup parlé du TSS dans ce congrès. Le seul TSS qui me motive, c’est le tout sauf Sarkozy. Et si je dois être une arme, je veux que vous sachiez que jamais vous ne trouverez dans mon engagement passé comme dans mes choix actuels de moments ou celle ci s’est tournée contre son camp. 

Nous savons aujourd’hui que le parti socialiste va changer en profondeur. Il a déjà commencé à changer. C’est bien. Mais le changement en soi, n’indique pas forcément une direction. La droite réforme le pays, nous voulons aussi réformer. La réforme en soi ne dit pas grand-chose. Deux visions du changement, du rôle, de l’ambition et du projet de notre parti s’opposent aujourd’hui. Je ne veux pas pour ma part de ce changement, de cette rupture qui dresse les socialistes les uns contre les autres. Je ne veux pas de ce changement qui divise, creuse des tranchées. Je souhaite incarner un changement qui jette des ponts entre nous et le reste de la gauche, qui jette des ponts entre nous et le mouvement social, qui jette des ponts entre nous et les milieux populaires. Je veux aussi incarner ce changement pour jeter des ponts entre socialistes là où le poison présidentialiste nous éloigne les uns des autres.

Mes chers camarades les temps qui viennent seront des temps d’épreuve pour les français. De l’épreuve peut naitre le désespoir ou l’espérance. Mais pour que naisse l’espérance et que celle-ci s’incarne dans notre projet politique, il faudra commencer par être aux côté des français et d’abord des milieux populaires dans cette épreuve.

Ce que je sollicite devant vous, ce n’est pas un marche pied, une estrade, un tremplin, encore moins un rôle. Ce que je sollicite devant vous les militants socialistes, au commencement de ce combat, de cette épreuve que nous traverserons ensemble, c’est l’honneur, en votre nom, d’être en première ligne.

Par M J
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 16:49
Un rappel du résultat obtenu le 6 novembre en Corse du sud: la motion C fait jeu égal avec la motion E


               
Motion        A         B        C          D        E         F
Résultat

 

60,87% 0,62% 14,29% 8,70% 15,53% 0,00%
               
Par M J
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