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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 14:51

Reportage sur la visite de Nicolas Sarkozy à l'usine Faurecia de Flers (Orne) que la RTBF (télé belge) a diffusé, ce samedi. Dans la vidéo diffusée au journal télévisé, on apprend que les ouvriers présents à l'image derrière le Président de la République pendant son discours, ont été triés sur le volet. Avec un critère de sélection : la taille ! Le Post.fr

 

Voir la video:

http://www.dailymotion.com/video/xae507_sarkozy-le-bidonnage-de-la-visite-d_news 

Par WEB UMA2A - Publié dans : Politique
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 14:49

Interview de Liêm Hoang Ngoc.

Libération.fr -Septième rendez-vous en un an entre les banques françaises et l’Elysée, cette réunion est-elle un énième rappel à l’ordre sans grande conséquence ?

Liêm Hoang-Ngoc - Ce rendez-vous est une nouvelle opération de communication dont le Président de la République est coutumier. Il veut faire croire à l’opinion publique qu’il continue d’agir en cette rentrée, à l’heure où le chômage officiel passe au-dessus de la barre des 2,5 millions victimes. Si l’Etat avait voulu « moraliser » le système, il aurait pu le faire dès décembre 2008 lorsqu’il a décidé de recapitaliser les banques françaises. Il l’a malheureusement fait sans entrer dans le capital des banques, ce qui revient à procéder à un sauvetage sans contrepartie. L’Etat aurait au contraire pu entrer au capital des banques et alors décider, comme membre du conseil d’administration, de la politique de rémunération des dirigeants et des traders. Depuis, cette recapitalisation a atteint 21 milliards d’euros, dont 5 pour BNP-Paribas… Le gouvernement aurait également pu engager une vaste réforme fiscale pour corriger les inégalités qui se sont accentuées dans le capitalisme financier. Il affiche une certaine velléité de réduire le nombre de niches fiscales. Malheureusement, il a créé dès son arrivée une énorme niche de 15 milliards, appelée paquet fiscal, à l’intérieur duquel la quasi-suppression des droits de succession et le bouclier fiscal ne feront qu’améliorer la situation des gagnants du casino financier.

 



Nouveauté de ce jour, le systeme de malus. Est-il selon vous une bonne solution ? Peut-il décourager les opérations boursières risquées ?

LHN - Le système du malus consiste à ne pas verser les provisions faites pour les bonus, en cas de mauvais résultats. La BNP ne fait d’ailleurs rien d’autre que d’appliquer ce système, en annonçant une provision d’un milliard dont elle ne décidera du versement que dans quelques temps, conformément aux recommandations de la Commission européenne et du G20. Ce système découragera-t-il les pratiques risquées ? Ce n’est pas sûr, tant il ressemble au mécanisme des stocks options, qui consiste à immobiliser pendant un certain temps la récompense accordée sous forme d’actions, dans l’espoir que celles-ci engendrent des plus-values. Rappelons que le système des stocks options a notamment été créé pour inciter les cadres à tout faire pour que la valeur de l’action grimpe. Ce qui passe, pour rendre l’action attractive, par la maximisation de la rentabilité financière des banques, donc la « prise de risques » de ses traders, sous le regard bienveillant de leurs dirigeants...



Quelle influence aura Michel Camdessus, nommé contrôleur des rémunérations ?

LHN - Le Président de la République ne fait que copier Barak Obama, qui avait nommé un superviseur dans le conseil d’administration des banques faisant l’objet d’une aide de l’Etat, pour veiller à leur politique de rémunération. N’oublions pas qu’Obama avait pris cette mesure minimale, suite au refus du Sénat de voter sa proposition de taxer à 90% les primes des bénéficiaires de salaires supérieurs à 250 000 dollars !



Le fonds de consolidation peut-il permettre aux banques d’accorder plus de confiance aux PME ?

LHN - Rien n’empêche aujourd’hui les banques d’accorder des prêts à bas taux aux PME. Malheureusement cette activité est moins juteuse que les activités de marché qui ont permis à leurs profits de se maintenir. Par ailleurs, les encours de crédits accordés sont faibles parce que l’activité reste morose, signe que le plan de relance du gouvernement est insuffisant. Celui-ci n’est pas parvenu à relancer l’investissement, tandis que la consommation et les exportations n’ont tenu que grâce aux « primes à la casse » française et allemande (les Allemands achetant beaucoup de voitures françaises actuellement). Le gouvernement va mettre un terme à la prime à la casse, sans prendre de réelle mesure de nature à soutenir véritablement la consommation.



Le sommet du G20 peut-il déboucher, selon vous, sur une harmonisation internationale ou européenne dans la lignée de ces mesures françaises ? Si non, les banques, défavorisées, suivront-elles ces règles ?

LHN - Il appartient aux Etats de s’entendre pour coordonner leurs politiques fiscales et leurs réglementations du système bancaire. Tout dépend de leur volonté de s’affranchir des pressions des lobbies financiers, qui pensent que tout va pouvoir repartir comme avant sans que l’on n’ait fondamentalement à modifier les règles du jeu.



-Vous êtes partisan d’une entrée de l’Etat dans le capital des banques, est-ce la seule solution à vos yeux pour ramener de la « morale » dans le système bancaire ? Pourquoi ?

LHN - L’entrée de l’Etat dans le capital est pragmatiquement nécessaire pour nettoyer les bilans, encore gangrenés par des produits toxiques, ces derniers risquant de réapparaître avec la récession. On se focalise sur le crédit hypothécaire. Mais n’oublions pas que tous les crédits à la consommation ont été titrisés, y compris en Europe. Il y a en France une trentaine de milliards de crédits risqués aux entreprises (les LBO, qui sont des prêts gagés sur la valeur future des entreprises rachetées). L’entrée dans le capital des banques permettrait aussi de réorienter leur politique de crédit en direction des PME dans le cadre d’un véritable plan de relance tiré par une politique industrielle qui aurait un impact sur les carnets de commandes des sous traitants. Mais il faut, de plus, redéfinir les règles du jeu afin, notamment, d’encadrer sévèrement la titrisation1, à l’origine de la prolifération des dérivés de crédits toxiques dans les bilans des banques, qui rémunèrent grassement leurs traders pour spéculer sur ces produits.



Par WEB UMA2A - Publié dans : Economie Fiscalité
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 14:43

Tribune de Stéphane Delpeyrat.


Il est aujourd’hui de bon ton de crier haro sur le parti socialiste. Dans une touchante unanimité tout le monde, de l’extrême gauche à l’ump en passant par les verts, fait feu de tout bois pour casser le dos du parti qui a structuré la gauche française depuis 1971. Cette unanimité me parait je l’avoue très suspecte. De la part de l’actuel président de la république il n’y a guère de quoi s’étonner. Il s’agit même de son principal objectif stratégique pour assurer sa réelection depuis que l’affaiblissement du FN parait acquis. Sa politique de débauchage, que les naïfs qualifient d’ouverture, n’a d’ailleurs pas d’autre objet elle décrédibilise gravement le PS aux yeux de l’électorat et sème la confusion dans les esprits. De la part de l’extrême gauche il s’agit d’un fond de commerce éternel.

 

La chasse aux sociaux-traitres a toujours beaucoup plus passionné de ce coté ci que le combat contre la droite. De la part de nos partenaires traditionnels la stratégie est plus surprenante. Certes, il est de bonne guerre de profiter des difficultés actuelles du PS pour créer un nouveau rapport de force au sein de la gauche. Mais ce choix n’est pas sans risques majeurs. D’abord il faut en avoir les moyens. Ceux qui veulent aujourd’hui mettre a mal le PS sont ils en mesure d’assumer le role de rassemblement de la gauche qui fut le sien et d’amener un candidat a la victoire en 2012, à l’evidence non.

Par ailleurs, cette stratégie s’exonere à bon compte, et il s’agit sans doute de sa principale faiblesse du désir d’unité trés fort de l’électorat de gauche éxasperé par N.sarkozy. Cet électorat attend un projet qui rassemble et une opposition qui s’organise enfin efficacement. Pas sur que les gesticulations en cours lui donne satisfaction sur ces deux points. Les électeurs pourraient juger sévèrement bientôt ceux qui mettent en péril l’unité de la gauche. Il est d’ailleurs amusant de voir les mêmes qui cognent sur un PS jugé trop conservateur et droitier prôner dans le même élan l’union avec Bayrou grand progressiste révolutionnaire comme chacun le sait...

Et le PS me direz vous ? Force est de constater qu’il n’est pas à la hauteur de ses responsabilités actuelles. L’irresponsabilité de dirigeants plus préoccupés par leur nombril que par les problèmes du pays exaspèrent à juste titre nos concitoyens. Les querelles incessantes et absconses dans lesquelles il se complait finissent par lasser ses soutiens les plus fidèles. En réalité il faut s’atteler d’urgence à plusieurs questions lourdes. Le projet d’abord. Le Parti Socialiste doit redevenir un parti de transformation sociale . La gestion de la société actuelle ne peut être l’horizon du premier parti de la gauche. Face aux crises sociale, écologique, économique et démocratique il faut imposer des ruptures fortes. Ces crises forment aujourd’hui non pas une simple crise qu’il suffirait de dépasser pour que tout reprenne comme avant mais une vraie crise de civilisation celle du capitalisme financier et mondialisé qui emporte sur son passage tout les acquis démocratiques et sociaux de l’après guerre et met en péril l’équilibre écologique de la planète.

Croire que nous en sortirons sans remettre radicalement le système en question c’est se moquer du monde. Il nous faut lui opposer la démocratie partout c’est à dire redonner aux citoyens la capacité d’imposer des choix. Il n’est pas normal que quelques individus, parce qu’ils sont actionnaires, imposent leurs décisions a des milliards d’autres sans se soucier une seconde ni de conséquences sociales ni des conséquences environnementales ni même des conséquences économiques globales que produisent leurs décisions qui n’obéissent en réalité qu’à une règle , celle de ce système, la maximisation du profit individuel le plus grand et le plus rapide possible. Sortir de la crise c’est remettre l’intérêt général aux commandes par l’action politique. Aucune réponse sérieuse aux crises actuelles ne pourra être apportée si ce préalable n’est pas tranché. En finir avec le pouvoir de la finance qui lance le monde dans une concurrence effrénée source de tout les reculs sociaux et un productivisme absurde qui détruit la planète pour nourrir les appétits de quelques uns voila un projet qui peut et doit rassembler la gauche. Redonner aux hommes et aux femmes la maitrise de leur destin par la démocratie par l’émancipation d’un système ultra libéral qui échoue tout en les broyant. Travaillons ensemble pour imposer les ruptures qu’attendent de nous des millions d’électeurs de gauche plutôt que de nous perdre dans des querelles boutiquières et byzantines et vous verrez que le Parti socialiste retrouvera la confiance de la gauche toute entière. Sinon effectivement sa disparition est programmée et il nous faudra chercher ailleurs les voies de l’alternative.

Par UMA - Publié dans : Parti Socialiste
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 15:44

L’accord régional signé fin juillet a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse régionale (notamment les 30 et 31 juillet et le 8 août 2009) : ci-après le communiqué du courant « Un Monde d’Avance en Corse du Sud » sur ce dossier.

 

Les syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, STC et UNSA  représentant les salariés ont signé l’accord régional portant sur les frais de déplacement des salariés du privé.

Pourtant cela n’allait pas de soi.

En effet, des syndicalistes jugeaient indécents les termes du préambule de l’accord et particulièrement le paragraphe où le patronat apparaît comme en pointe en matière de proposition pour l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés !

D’autres considéraient que la plateforme revendicative est un tout et que la négociation et l’éventuel accord auraient dû porter sur l’ensemble de la plateforme revendicative régionale et  pas seulement sur une revendication.

Certains estimaient que la préfecture et le patronat ont su détourner habilement cette plateforme en dirigeant la discussion sur la loi adoptée en novembre 2008. Cette loi, qui a pour objectif d’infléchir le développement exponentiel des déplacements individuels en voiture, devient en Corse un élément de négociation du pouvoir d’achat.

Néanmoins, acteurs actifs et non pas somnolents du débat social, les syndicats de salariés ont su faire preuve de responsabilité.

En revanche, l’Union des Professions Artisanales de Corse du Sud (UPA2A)  n’a pas signé l’accord régional.

 Elle s'est opposé à une indemnité 18 à 22 euros par mois pour les salaries du privé en Corse.

Notons qu'elle n'avait pas refusé les exonérations de cotisations sociales accordées au patronat corse qui a déjà bénéficié en 2008 de 127 595 583 euros d’exonération de cotisations.

Autant de ressources qui manquent au budget de la Sécurité Sociale et qui, lorsqu'elles sont exceptionnellement remboursées par l'Etat sont prises sur nos impôts. 

Les militants du Parti Socialiste de Corse-du-Sud membres du courant « Un Monde d'Avance », défendent l'indemnisation des frais réels de déplacement, mais aussi un développement des transports en commun qui permette de répondre aux besoins dans une économie économe et solidaire.

 

Ils défendent notamment les 35 heures hebdomadaires, la  retraite à taux plein à 60 ans et le Smic à 1600 euros. Autant d'engagements nécessaires pour que le Parti Socialiste retrouve les voix des électeurs de gauche.  

Par WEB UMA2A - Publié dans : Social
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 15:40

Communiqué de presse

Marie-Noëlle Lienemann, ancien ministre, membre du bureau national du PS estime que les propositions de Michel Rocard discréditent l’idée, pourtant essentielle pour l’avenir, d’une taxe carbone. 

Il n’y avait pas besoin de grandes études et d’un ancien premier ministre pour taxer l’énergie, ce qui aura pour effet de pénaliser le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et la compétitivité des entreprises. 

Cette taxe n’a rien à voir avec la taxe carbone qui doit être fondée sur le bilan global carbone des produits : les importations aussi bien que la production nationale, ce qui favoriserait l’éco innovation et pénaliserait les transports de longues distances et les délocalisations infondées. 

Marie-Noëlle Lienemann demande au gouvernement d’abandonner cette proposition inéquitable, écologiquement inefficace, au profit d’une taxation mise en place progressivement sur les produits les plus carbonés et ceci par filière.  

Cette proposition ne s’inscrit en rien dans la logique de gauche et montre de manière bien triste que Michel Rocard est utilisé comme alibi pour faire passer la pilule de la politique inégalitaire de Nicolas Sarkozy.  

La preuve a été faite que l’augmentation du prix de l’énergie n’avait pas automatiquement pour conséquence la réduction de sa consommation. En effet, pour atteindre cet objectif, il faut des investissements massifs principalement dans les modes de transport, de chauffage, et de productions alternatifs. 

Ceux qui paieront plein pot cette taxe ne seront pas ceux qui peuvent investir et pour les autres, c’est une ponction qui se substitue aux investissements nécessaires.  

Ce sont les produits carbonés qui doivent être taxés et non la consommation d’énergie !


Rédigé par Marie-Noëlle Lienemann le 23 juillet 2009  
Par WEB UMA2A - Publié dans : Environnement
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