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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 08:40

Par Gérard Filoche, le 16 juillet 2009



Le problème ce n'est pas tant que Manuel Valls parle.

 

Le problème, c'est ce qu'il dit et le fait que personne ne lui réponde sur le fond.

 

Chaque fois que Valls parle contre la retraite à 60 ans, pourtant défendue par 8 syndicats sur 8, il nous fait perdre des voix.

 

Le problème c'est que Valls défend en gros la politique de Sarkozy au lieu de défendre les droits sociaux et du travail, le contrôle sur les licenciements, comme les salariés l'espèrent, l'attendent

Le problème n'est pas un problème de « génération » : à choisir, il vaut mieux des sexagénaires bien trempés à gauche que des quadragénaires jeunes coqs droitiers.

 

Valls n'a rien de « moderne », sa mise en cause du socialisme est vieille d'un siècle, banale comme les discours des « néos » : mais le problème c'est que le PS ne dise rien de précis pour défendre les retraites, hausser les salaires, reconstruire le droit du travail, partager les richesses. Bon sang, rien ne sert d'admonester Valls sur le plan de la seule discipline ; nul ne l'entendrait si, en ce moment, avec toute la gauche, on défendait 35, 60, 1600, - 35 h, 60 ans, 1600 euros. Et la gauche répondrait forcément « présente » à nos appels à l'unité !

 

Il nous faut une ligne offensive à gauche et Valls ne sera plus un problème : « travailler moins pour travailler tous tout de suite » : la crise du capitalisme est liée aux gains de productivité non redistribués, à l'appauvrissement qui en résulte, à la finance incontrôlée qui les torpille. En face, le socialisme est une idée neuve, affirmons-là.

 

Par WEB UMA2A - Publié dans : Parti Socialiste
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 08:36

VENDREDI 25 SEPTEMBRE

Un Monde d’Avance : de la motion au courant

14 h : Accueil des participant-e-s

15 h : Formations politiques

 « Les fondamentaux en économie »
 « Libre échange et protectionnisme »
 « Les gauches en Amérique latine »
 « Le féminisme aujourd’hui »
 « Unités et divisions de la Gauche du congrès de Tours à la Gauche plurielle »

17 h 30 : Ouverture des universités et mot d’accueil

18 h : Un monde d’avance : de la motion au courant (plénière)

 Rapport d’activité et propositions d’orientation
 « Quels bilans de la séquence du congrès ? Quels bilans de la séquence électorale ? »
 « Analyse politique et perspectives au sein du Parti Socialiste »

21 h : Dîner sur place

SAMEDI 26 SEPTEMBRE

Les nouvelles frontières du progrès

9 h : « Dépasser le libre-échange » (table ronde en plénière)

10 h 30 : « La propriété privée contre le progrès » (table ronde en plénière)

13 h : Déjeuner sur place

14 h 30 : Ateliers

 « Pour un nouvel internationalisme »
 « La propriété intellectuelle »
 « La crise alimentaire globale »
 « La société du travail »
 « La bataille des idées »

17 h : « Sommet de Copenhague, vers la planification écologique ? » (table ronde en plénière)

18 h 30 : « La répartition des richesses » (table ronde en plénière)

20 h 30 : Dîner sur place et soirée festive

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE

Le rassemblement

10 h : Meeting du rassemblement avec les responsables des partis de Gauche

12 h : Fin des universités



programme.pdf programme.pdf

bulletin-inscription.pdf bulletin-inscription.pdf

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 08:31

Communiqué de Françoise Castex et Liêm Hoang Ngoc


Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée "accord technique". Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D - le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi - la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche - et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.

Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.

La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.

C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.

A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.

Liêm Hoang Ngoc

Françoise Castex

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 08:27

Les universités de rentrée Un monde d’avance se dérouleront du 25 au 27 septembre 2009 à Port d’Albret, dans les Landes.

Alors que le scrutin des européennes est un échec pour le PS il exprime également une stabilité du rapport de force droite/gauche en comparaison avec les scores de 2004. Les voix se sont en fait redistribuées au sein même de l’électorat de gauche mettant à mal la place centrale du PS comme principal parti d’opposition. Cet avertissement appelle une dynamique de rassemblement de la gauche qui permette de nous dépasser dans un but de reconquête du pouvoir lors des élections présidentielles. Cette perspective est la seule qui permette de redonner du souffle à nos militants et aux sympathisants de gauche, las des impasses dans lesquelles nous les avons menés.

Dans une période de crise, traduction d’un modèle à bout de souffle, nous devons être ceux qui travaillent à un nouveau paradigme pour la gauche, boussole pour l’ensemble des forces de progrès. Nos universités seront le point de départ de cette refondation. C’est par ce travail de rassemblement, de confrontation de nos projets, de débats sans préalables avec la gauche politique, sociale, syndicale et associative que nous souhaitons reconstruire une perspective majoritaire en phase avec les mouvements de la société. Ces universités sont ouvertes à toutes les familles de la gauche qui partagent cet objectif.

Nous vous invitons à être nombreux lors de cette étape essentielle de la reconquête pour mener à bien cette tâche.

 

TELECHARGEZ LE BULLETIN D’INSCRIPTION :bulletin-inscription.pdf bulletin-inscription.pdf

 

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 16:59

Jeudi 2 Juillet 2009.

 

Libération. Ces jours-ci, nombre de socialistes lancent ou relancent leur club ou leur courant. Pourquoi un tel degré de fragmentation ?

« Chacun des initiateurs de ces clubs présente son initiative comme la pierre angulaire de la reconstruction du PS. Mais on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une étape supplémentaire de la décomposition... En résumé, pour rassembler, chaque socialiste fonde une écurie supplémentaire ! Tout cela étant motivé par l’objectif d’une candidature de plus. Tant que chaque socialiste considèrera que si rassemblement il doit y avoir, celui-ci devra s’opérer autour de lui, nous aurons un problème. »

 

Avec le recul, comme analysez-vous la gifle reçue par le PS aux européennes ?

« C’est un échec auquel on ne doit pas donner plus de portée qu’il n’en a, d’autant que 60% des électeurs ne sont pas venus voter. Mais il ne faut pas non plus l’esquiver. J’observe que la gauche n’a pas perdu de voix par rapport à 2004 mais à gauche, nous étions ceux qui donnaient le moins envie. »

La campagne du PS n’était donc pas suffisamment à gauche ?

« Nous n’avons pas donné envie aux classes populaires de se déplacer pour voter. Ni à ceux qui avaient décidé de voter à gauche de le faire pour des candidats socialistes. Le PS appelait à battre Barroso, alors qu’il fait partie d’un groupe socialiste européen qui pourrait appeler, en octobre, à reconduire le même Barroso ! C’est cette indifférenciation avec la droite que nous payons. »

La réaction de Martine Aubry après la défaite a-t-elle été à la hauteur ?

« C’est à la fin 2009, au vu de l’état de notre projet et du rassemblement de la gauche, que nous pourrons voir si nous avons réussi à extraire le PS des sables mouvants dans lequel il se plonge depuis quelque temps. Martine Aubry a choisi de privilégier deux axes : celui du projet, et celui du rassemblement de la gauche dans une « maison commune ». Je suggère ne pas attendre l’après-régionales, comme nous avons attendu l’après-européennes, pour parler rassemblement avec nos partenaires de gauche. Ce serait la quasi certitude qu’il n’y aura pas de rassemblement en 2012, et donc pas de victoire. »

Comment aborder ces régionales ?

« Les socialistes, les Verts, les communistes et le Parti de gauche cogèrent 20 régions sur 22. Là où les élections européennes justifiaient des approches politiques distinctes, je ne vois pas de clivage évident pour les régionales. Il me semble assez logique que la question de listes communes soit posée, et qu’on aborde tous les sujets, de fond comme de gouvernance. D’autant que l’électorat de gauche réclame partout l’unité »

Vous voulez dire que des Verts ou des communistes pourraient présider des régions ?

« Le meilleur moyen de gagner les régionales et de favoriser le rassemblement de la gauche pour 2012, c’est de poser la question. Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou, et ne me choque pas. Nous devons le leur proposer. Un gouvernement de rassemblement de la gauche où ne figureraient que des ministres socialistes ne serait pas très sérieux... »

Que faites-vous des présidents de région, qui pour la plupart se représentent et à qui Martine Aubry vient de conférer « l’autonomie » pour leurs listes ?

« Il n’y a pas de syndicat des présidents sortants ! Ceux-ci sont tous légitimes. Mais les présidents de région ne sont pas uniquement préoccupés par leur réélection personnelle, ni totalement indifférents à la présidentielle de 2012. Si on ne s’intéresse qu’à son propre sort, cela veut dire que le PS n’existe plus. »

Et l’alliance avec le Modem, au sujet duquel Vincent Peillon, qui invite Marielle de Sarnez à l’université d’été de son courant, appelle à en finir avec l’« hypocrisie » ?

« Il serait impensable de s’associer à une formation qui pourrait, selon les régions, faire l’appoint avec l’UMP ou le PS, et qui siège avec le groupe libéral au Parlement européen ! Les socialistes seraient ridicules s’ils constataient que ceux qu’ils ont invité à la tribune, négocient plus tard avec l’UMP pour prendre une région à la gauche. Il faut donc que le Modem clarifie sa position. Appartient-il au camp des progressistes ou pas ? »

Quelle est votre position sur les primaires ?

« Que les primaires soient ouvertes aux électeurs de gauche, c’est une bonne idée, et je la défendrai. A condition qu’il y ait un projet commun derrière. Il nous faut trancher toutes les questions sans réponse, comme le libre échange absolu, la redistribution de la richesse, la propriété dans l’économie, la planification pour domestiquer l’évolution de notre environnement... Sans projet commun clivant avec le bilan et l’idéologie de la droite, les primaires n’auraient pas de sens. »

Serez-vous candidat ?

« Non. Ce qui m’intéresse c’est de battre Sarkozy en 2012. »

Comment vivez-vous votre non réélection au Parlement européen ?

« Comme un échec. Mais je ne vais pas gémir sur le sort d’un député européen non réélu. »

Pourquoi être resté porte parole du PS ?

« A la demande de la première secrétaire, de nombreux dirigeants et de mes amis politiques. Ceux- ci considéraient qu’une démission aurait rajouté à la crise du PS, et favorisé une lecture que certains veulent donner à notre échec en expliquant que nous avons perdu à cause de la ligne politique de Benoit Hamon. »

Cette ligne, justement, l’assumez-vous toujours ?

« Je n’ai jamais renoncé à la défendre. Et je ne crois pas, d’ailleurs, que la crise me donne tort. »

Par WEB UMA2A - Publié dans : Parti Socialiste
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