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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 15:11
par Delphine Mayrargue


L’idéologie managériale provoque depuis de nombreuses années des dégâts sociaux et économiques lourds. Nous savons maintenant qu’elle tue. Certes, de nombreuses alarmes ont été tirées ces dernières années : suicides chez Renault, chez France Telecom déjà et dans de trop nombreuses entreprises de moindre envergure et à moins forte valeur symbolique. Avec Renault et France -Télécom, nous avons affaire à d’anciennes entreprises publiques, fleurons de l’industrie et de la recherche française dans lesquelles l’Etat reste un actionnaire important.

 

Ces entreprises ont adopté le maître-mot de « performance ». Ce sésame libéral ouvrait toutes les portes de la conquête du marché. Enfin, ces entreprises sortaient de l’archaïsme du champ public pour entrer dans la zone libre du marché. Le privé c’est l’innovation, la modernité, c’est demain ! Et puis ce n’est pas le rôle de l’Etat de fabriquer des voitures ou de se lancer dans l’innovant secteur des télécommunications du 21ème siècle ! Ah bon, et pourquoi ? (oui, simplement « pourquoi », ce qui importe ici, ce n’est pas tant la réponse qui peut se discuter, mais le refus même que la question soit posée). Avec la même certitude libérale, la même arrogance de classe, on nous assène que ce n’est pas le rôle de la puissance publique de faire circuler des trains, de produire de l’électricité ou de distribuer du courrier. Tout ça avec une évidence que le bon sens libéral impose avec une désarmante condescendance. Impossible de poser les questions différemment et notamment en terme d’égalité d’accès aux services essentiels que sont, par exemple, les transports, l’énergie ou les télécommunications. Nous pourrions ajouter à cette triste litanie le service public de l’emploi mis à mal voici un an avec la création de Pôle emploi. Comme si la mise en œuvre des politiques d’accès à l’emploi ne relevait pas de la puissance publique, c’est-à-dire de ses valeurs, de ses méthodes et de ses moyens.

Cette privatisation s’accompagne nécessairement du développement de l’idéologie managériale au sein de ces entreprises. La performance à n’importe quel prix, le prix des restructurations, des réorganisations, des humiliations. Mais aussi le grand prix de l’idiotie qui consiste à casser ce qui marche au nom du dogmatisme libéral. Avec la foi des nouveaux convertis, les anciennes entreprises ou structures publiques semblent accomplir leur mutation managériale avec un zèle que l’on pourrait qualifier de naïf s’il n’était pas si destructeur.

La recherche de la performance (c’est-à-dire la satisfaction des intérêts des actionnaires) conduit aujourd’hui à déshumaniser les relations de travail et à isoler le salarié. Dans une contradiction folle l’idéologie managériale vante les mérites de l’individualisation des rapports au travail (reconnaissance individuelle) et méprise ce même individu en le faisant, aujourd’hui, travailler le dimanche et demain jusqu’à 70 ans, tout en limitant ses droits de salarié. L’individu au travail est de moins en moins un homme ou une femme libre, de plus en plus prisonnier de l’infernale spirale des contradictions libérales. La personne humaine, dans son statut de salarié, est profondément méprisée et souvent humiliée. L’homme ou la femme est isolé, tout cadre collectif est dénoncé comme archaïque (comme un relent de collectivisme sans doute), les histoires et souvenirs collectifs sont bannis, les solidarités stigmatisées, l’homme ou la femme au travail est seul, seul face aux objectifs abstraits qui lui sont assignés, seul face aux contradictions de sa hiérarchie qui lui tombe dessus en cascade, seul face à l’absence de moyens, seul avec sa peine. Seul, l’homme ou la femme au travail est donc responsable de son sort. L’appel à la responsabilité ou à l’autonomie sert leitmotiv à l’idéologie managériale. La salarié seul responsable est donc seul coupable de ne pas atteindre ses objectifs, seul coupable de son échec, seul coupable de son malheur.

Il est plus que temps de remettre le travail au cœur du débat politique. Pour nous cela passe par la question du gouvernement des entreprises (représentants des salariés dans les conseils d’administration des entreprises et dans les comités de rémunérations, mais aussi publications des objectifs fixés aux principaux dirigeants) Cela passe aussi par une sécurité sociale professionnelle qui doit protéger le salarié. Cela passe enfin par la question de l’organisation du travail et de la vie au travail. Le monde du travail est de plus en plus violent, au moment où l’individu roi domine dans les discours de la droite, ce même individu est nié dans son rapport au travail, malmené, vivant de stress et d’incertitude. Il nous faut aujourd’hui assumer un clivage gauche / droite majeur, celui qui refuse que la stratégie économique prime sur le social.

Par WEB UMA2A - Publié dans : Social
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 15:44

L’accord régional signé fin juillet a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse régionale (notamment les 30 et 31 juillet et le 8 août 2009) : ci-après le communiqué du courant « Un Monde d’Avance en Corse du Sud » sur ce dossier.

 

Les syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, STC et UNSA  représentant les salariés ont signé l’accord régional portant sur les frais de déplacement des salariés du privé.

Pourtant cela n’allait pas de soi.

En effet, des syndicalistes jugeaient indécents les termes du préambule de l’accord et particulièrement le paragraphe où le patronat apparaît comme en pointe en matière de proposition pour l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés !

D’autres considéraient que la plateforme revendicative est un tout et que la négociation et l’éventuel accord auraient dû porter sur l’ensemble de la plateforme revendicative régionale et  pas seulement sur une revendication.

Certains estimaient que la préfecture et le patronat ont su détourner habilement cette plateforme en dirigeant la discussion sur la loi adoptée en novembre 2008. Cette loi, qui a pour objectif d’infléchir le développement exponentiel des déplacements individuels en voiture, devient en Corse un élément de négociation du pouvoir d’achat.

Néanmoins, acteurs actifs et non pas somnolents du débat social, les syndicats de salariés ont su faire preuve de responsabilité.

En revanche, l’Union des Professions Artisanales de Corse du Sud (UPA2A)  n’a pas signé l’accord régional.

 Elle s'est opposé à une indemnité 18 à 22 euros par mois pour les salaries du privé en Corse.

Notons qu'elle n'avait pas refusé les exonérations de cotisations sociales accordées au patronat corse qui a déjà bénéficié en 2008 de 127 595 583 euros d’exonération de cotisations.

Autant de ressources qui manquent au budget de la Sécurité Sociale et qui, lorsqu'elles sont exceptionnellement remboursées par l'Etat sont prises sur nos impôts. 

Les militants du Parti Socialiste de Corse-du-Sud membres du courant « Un Monde d'Avance », défendent l'indemnisation des frais réels de déplacement, mais aussi un développement des transports en commun qui permette de répondre aux besoins dans une économie économe et solidaire.

 

Ils défendent notamment les 35 heures hebdomadaires, la  retraite à taux plein à 60 ans et le Smic à 1600 euros. Autant d'engagements nécessaires pour que le Parti Socialiste retrouve les voix des électeurs de gauche.  

Par WEB UMA2A - Publié dans : Social
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 08:12
Le 27 mai 2009


Travailler quand on est malade, en congé maternité ou parental, ce n’est donc pas pour tout de suite ; mais c’est pour bientôt. Le gouvernement a reculé devant le tollé provoqué par le dépôt d’une proposition d‘amendement du porte-parole de l’UMP soutenu par Xavier Bertrand, favorable à la création d’un nouveau droit pour le salarié : « le travail malade ».

Ce recul, c’est d’abord une victoire des socialistes à l’Assemblée nationale.

Mais les Français ne doivent pas être dupes d’une décision gouvernementale qui a tout d’une reculade tactique, le temps de laisser passer les élections européennes. Qui peut croire que le porte parole de l’UMP soutenu par son secrétaire général, agissait sans l’accord de l’Elysée et du gouvernement ?

Comme pour le travail le dimanche, le travail « volontaire » durant les congés maladie ou maternité reviendra inévitablement à l’ordre du jour une fois les élections européennes passées.

Le seul moyen de bloquer l’obsession de l’UMP à casser les uns après les autres les droits fondamentaux des salariés, c’est de sanctionner la droite antisociale, et voter social le 7 juin, en votant socialiste.


Communiqué de
Benoit HAMON, Porte parole


Par WEB UMA2A - Publié dans : Social
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 16:17
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 13:26
Soyons nombreux à ce rendez-vous unitaire !

Par WEB UMA2A - Publié dans : Social
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