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Gauche

Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 08:17

Le rassemblement de la gauche est possible "sans chercher sur notre droite", a assuré dimanche au Vieux-Boucau (Landes) le député PS Henri Emmanuelli, à l’issue des "universités de rentrée" de son courant "Un monde d’avance".

Les travaux de ces "universités" du courant que M. Emmanuelli anime au sein du Parti socialiste avec Benoît Hamon, porte-parole du PS, ont réuni des "représentants de toutes les sensibilités de gauche, y compris le NPA" d’Olivier Besancenot, a souligné Henri Emmanuelli, président du conseil général des Landes.

 

Les débats, organisés depuis vendredi dans la cité balnéaire landaise, ont démontré que, pour tous ces participants, "les objectifs sont les mêmes, à part quelques nuances avec les écologistes ou le NPA", a indiqué à l’AFP le député des Landes.

Le scrutin des européennes, "un échec pour le PS", s’est traduit par une "redistribution des voix au sein de l’électorat de gauche, mettant à mal la place centrale du PS comme principal parti d’opposition", ont estimé MM. Emmanuelli et Hamon, dans un communiqué distribué lors de cette rencontre.

"Cet avertissement appelle une dynamique de rassemblement de la gauche qui permette de nous dépasser dans un but de reconquête du pouvoir lors de l’élection présidentielle" de 2012, ajoute ce texte, appelant à "redonner du souffle aux militants et aux sympathisants de gauche, las des impasses dans lesquelles nous les avons menés".

"Dans une période de crise, traduction d’un modèle à bout de souffle, nous devons être ceux qui travaillent à un nouveau paradigme pour la gauche (...) nos universités seront le point de départ de cette refondation", poursuivent les deux signataires, appelant au concours de "toutes les familles de la gauche qui partagent cet objectif".

Citant Jean Jaurès, Henri Emmanuelli a par ailleurs dénoncé les "mensonges triomphants" pour contester notamment les résultats "peu sérieux" de la réunion du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis), assurant que "sans une action sur le pouvoir d’achat, on retombera sur une nouvelle crise financière".

Ces "universités", auxquelles "tous les partis de gauche" ont été invités, ont réuni plus d’un millier de militants et sympathisants, selon les organisateurs, ainsi que des syndicalistes de Goodyear à Amiens et des représentants de grandes confédérations syndicales.

Elles ont été consacrées notamment à la précarité, aux licenciements, aux délocalisations et à la redistribution des richesses, afin, selon Benoît Hamon, d’avoir "une approche honnête et sincère de cette question du rassemblement de la gauche, débarrassée des postures et des surenchères".



Par WEB UMA2A - Publié dans : Gauche
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 09:36
par Marie Noëlle Lienemann et Paul Quiles


La crise s’approfondit, les mécontentements se multiplient et l’attente de changement est là, mais la gauche n’incarne, pour l’heure, ni une véritable alternative ni une alternance prometteuse. L’une et l’autre sont pourtant nécessaires, urgentes, indissociables, car l’incertitude des temps et le malaise social peuvent enclencher un cycle bien connu dans l’histoire : désespérance, impasse, peur, révoltes, restauration de l’ordre et durcissement réactionnaire.

L’absence d’un débouché politique crédible apparaît comme un danger majeur pour la démocratie. Cependant, rien n’est joué, à condition que les dirigeants de gauche veuillent bien sortir de la léthargie actuelle, en posant, enfin, la question de la stratégie pour gagner la prochaine élection présidentielle.

 

La posture du PS, qui consiste à présenter quelques propositions programmatiques, à chercher à assurer sa position dominante par rapport aux autres candidats de gauche et à compter sur le rejet de Nicolas Sarkozy pour capitaliser les voix de gauche au second tour, s’est avérée par trois fois inefficace. Cela risque de durer si les nombreuses ambitions personnelles, faciles à décrypter et contradictoires, continuent à paralyser tout choix stratégique.

Certains proposent de conserver la réponse "classique", en la complétant par l’organisation de primaires, afin de trouver le "bon" candidat censé sauver la gauche. Outre le fait que la méthode n’a pas été suffisante en Italie pour empêcher la défaite et que la culture politique américaine est très différente de celle de la France, chacun mesure bien que le choix des Français ne se fera pas seulement sur la personnalité du présidentiable, mais sur sa capacité à proposer une sortie de crise. De plus, cette méthode fait l’impasse sur la question majeure, qui constitue la condition essentielle de la victoire : l’unité de la gauche.

A la présidentielle, c’est toujours le camp le plus uni qui l’emporte. Il s’agira en 2012 de présenter un projet collectif en phase avec les attentes du peuple de gauche. Aucune des forces en présence ne peut prétendre le porter seule, pas même le PS. Sans l’unité, il ne sera pas possible d’élaborer une nouvelle synthèse qui dépasse les antagonismes passés, les rancoeurs accumulées, les procès d’intention plus tournés vers le passé que vers l’avenir. Sans l’unité, les Français demeureront dubitatifs sur la capacité de la gauche à gouverner et à transformer. Il y a urgence à lancer un nouveau Front populaire !




IMPOSER DES MESURES PLUS JUSTES

 

On ne plus s’en tenir à une référence formelle au rassemblement, sans définir comment le réaliser, sur quelles bases, avec qui, selon quel calendrier. Nous proposons, au contraire, une démarche éloignée des tentations mortifères de l’hyperprésidentialisation, qui mette en avant le projet, le programme, de façon à créer les conditions d’une reconquête et d’une victoire. Cette démarche comprendrait :

1 - L’organisation immédiate d’une "convergence des gauches" (politiques, syndicales, associatives, citoyennes) pour faire reculer le gouvernement, imposer des mesures plus justes, présenter une autre logique que celle de Nicolas Sarkozy.

2 - La création d’un "Comité pour un nouveau Front populaire", avec le même souci d’associer, avec les partis, toutes les forces qui s’engagent à gauche. Ce comité préparerait des "Etats généraux de la gauche", dégageant des thèmes fondateurs en vue de la mise au point d’une charte pour l’élection présidentielle, à achever avant mi-2010.

3 - L’élaboration, sur la base de cette charte, du programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle.

4 - L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, prendrait alors tout son sens. La constitution de ce nouveau Front populaire est la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de la gauche en 2012. Les responsables politiques de la gauche seront-ils à la hauteur de cette attente ?


Par WEB UMA2A - Publié dans : Gauche
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 05:33

le 3 février,

Le Parti socialiste et dix autres organisations de gauche réclament dans une “déclaration commune” publiée mardi soir, un «changement de cap» de la part de Nicolas Sarkozy et apportent «leur soutien aux mobilisations» actuelles.

 

Communiqué commun

Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.

Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement  la demande d’un changement de cap, notamment  sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.

Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.

Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent  ces jours ci dans  l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.

Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.

Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.
Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

Ont donné leur accord ce soir :

Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo 


Par M J / P S - Publié dans : Gauche
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